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14/04/2009

LE GARDIEN DU FEU- T1 : GOULVEN

dyn010_original_400_554_jpeg_2551150_b964d847aea0d7926d86beb0c8fee463.jpgDessin : Sandro – Scénario : François Debois
Editions Soleil –Collection : Celtic.-

Résumé (de l’éditeur) : Cloîtré dans un phare au large de la Pointe du Raz, Goulven Dénès raconte …. Rien ne devait rapprocher ce sombre Léonard d’une belle et insouciante Trégorroise. Et pourtant Goulven se prend d’un amour fou et maladroit pour Adèle, qu’il adule sans être capable de la rendre heureuse... Une passion maladive exacerbée par le cadre étouffant d’un phare, au large d’un Cap Sizun hostile. Un siècle après sa première parution, Le Gardien du Feu reste puissant et d’une remarquable justesse psychologique.


Mon avis : Une nouvelle série maritime, focalisée sur la vie d’un gardien de phare, rien de tel pour aiguiser ma curiosité. Il s’agit en réalité d’une adaptation du célèbre Roman d’Anatole Le Braz paru en 1900. Dès le départ, le lecteur est plongé dans une ambiance pesante et sent l’imminence d’un drame. Après cette mise en abime, nous avons une suite chronologique de flashbacks qui vont petit à petit expliquer l’origine du drame par petite touche et méthodiquement. A la fin de ce tome, chacun pense pouvoir deviner la suite de l’histoire et pourtant, nous n’avons pas encore en main toutes les cartes, il reste des zones d’ombre à découvrir. Nous voilà donc condamné à attendre la suite pour savoir si ce scénario est prévisible ou si un coup de théâtre va nous donner une sortie inattendue. Quoiqu’il en soit, le gardien du feu nous plonge dans le noir du noir et l’acteur principal est le phare lui-même.
Le dessin est à la hauteur de l’histoire. Les décors et surtout le phare sont somptueux. La vie en Bretagne à la fin du 19e siècle y est bien décrite. Juste peut-on relever ça et là dans certaines cases la rigidité de certains traits des visages, un manque d’expressivité. Les couleurs sont bien rendues avec sobriété mais toujours en restant dans la palette des sombres. Enfin, la mer est dessinée de façon sublime et dieu sait si ce n’est pas facile…
En conclusion, c’est un premier tome que j’ai lu avec grand intérêt mais j’attends le second tome pour me faire une idée définitive sur ce diptyque. C’est en tout cas dommage que l’éditeur dans son 4e de couverture lâche déjà une partie de l’intrigue alors que les auteurs ont tout fait pour garder le suspens à la fin du 1er tome…

Ma cote : 7/10.

Capitol.

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