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23/09/2009

LES PASSAGERS DU VENT– T6 : La petite fille Bois-Caïman

dyn008_original_600_802_jpeg_2551150_be2098cddbf3f8951831e96a2a2807f2.jpgDessin et scénario : Bourgeon
Editions 12 bis


Résumé (de l’éditeur) : Louisiane. Au printemps 1862, L’USS Essex exerce des représailles vis-à-vis de ceux qui ont refusé de signer le Serment d’allégeance aux États de l’Union. La résidence Murrait n’est pas épargnée. Un an plus tard, Zabo Murrait, du haut de ses dix-huit ans, quitte la Nouvelle-Orléans, pour rejoindre Nano son petit frère à Lananette, demeure de son aïeule Mme Marnaye. Chemin faisant, elle croise la route de Quentin Coustans, photographe et érudit qui l’accompagnera jusqu’à bon port. Là elle rencontrera pour la première fois celle qui, comme elle, s’appelle Isabeau et qui lui narrera sa propre histoire au départ d’Haïti vers la Louisiane…


Mon avis :
Après presque 25 ans et un procès contre son ancien éditeur pour récupérer les droits de la série, François Bourgeon reprend « Les passagers du vent » chez son nouvel éditeur. Il s’agit d’un Diptyque qui fait suite aux aventures d’Isa dans les tomes 1 à 5 des Passagers du vent. En réalité, Isa est maintenant une vieille dame et va raconter son propre périple vers la Louisiane. Voilà la trame de l’histoire. Cela nous permet de plonger dans l’histoire des Etats-Unis un peu avant la guerre de l’indépendance. Il s’agit déjà d’une époque troublée avec en toile de fond le problème de l’esclavage des noirs.
Je dois bien faire le constat que l’histoire met du temps à se mettre en route. C’est un peu lent au démarrage mais petit à petit l’histoire prend sa vitesse de croisière. Il faut bien dire également qu’il y a lieu de prendre ses marques et de refaire le lien avec les 5 premiers tomes. C’est à partir de la moitié de l’album qu’on commence à comprendre qu’on va enfin retrouver Isa. Concernant l’histoire en elle-même, c’est bien documenté comme d’habitude. Bourgeon a du faire pas mal de recherche bibliographique et  iconographique pour nous livrer un dessin qui reste toujours délicat et somptueux. C’est du grand art. Son dessin est sublimé par la reconstitution très précise des endroits et des évènements.
J’ai eu l’impression cependant que le traitement des lumières et des ombres est quelque peu différente des autres tomes et qu’en conséquence les couleurs sont moins « pétantes » qu’auparavant, l’auteur reste dans des tonalités moins tranchées, un peu plus sombres et sobres.
En conclusion, j’ai bien aimé mais je dois quand même avouer être resté un peu sur ma fin. C’est un peu lent comme histoire, espérons que le second tome qui doit sortir en janvier 2010 rentrera un peu plus vite dans l’action. Encore une fois, il y aura lieu de juger l’œuvre sur l’ensemble du diptyque. En attendant, comme dirait le cul de jatte : «  je suis toujours sur une patte… »

7,5/10
Capitol.

PassagersDuVent_06_VER

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