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04/12/2009

Le sourire du clown,troisième tome.

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Auteurs :Brunschwig et Hirn.
Editeur :Futuropolis.
Temps de lecture : 60 min.


La dernière pièce.
Le calme est revenu dans la cité des Hauts-Vents. Mieux que ça, le quartier est en liesse. Mourad El Djaout, le jeune bodybuilder, est devenu champion de l’Est de la France. Un événement inédit pour les Hauts-Vents plus habitués à faire la une des journaux pour ses crimes et ses voitures incendiées.
Le quartier décide de fêter l’événement en grande pompe sous le regard bienveillant du père Desternod et les caméras de la télévision régionale, trop heureux de montrer les changements spectaculaires intervenus dans la cité en quelques semaines à peine.
Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. En apparence tout du moins.
Car tout le monde ne partage pas le bonheur général. José, le journaliste qui vit aux Hauts-Vents, mène secrètement une enquête sur Emilio, l’homme de confiance du père Desternod. Et Djin, le jeune clown muet, peut enfin s’expliquer avec sa mère, toute juste sortie de prison, sur l’assassinat de Grocko, 10 ans plus tôt.


Mon puzzle.
Voilà bien un titre que j’ai eu très difficile à me procurer .J’ai du en faire la commande et être assez patient pour l’avoir en main. Si Futuropolis pouvait tirer les oreilles aux distributeurs (surtout dans mon coin de Belgique orientale), ça m’éviterait de chroniquer une BD un mois après sa sortie.
Il faut dire aussi que je voulais connaitre les dernières pièces du puzzle concocté par Luc Brunschwig  pour assouvir ma curiosité. Le début  de ce tome 3 commence par un long flash back sur la genèse de l’apparition de nos 2 clowns chez les réfractaires au bonheur. Et petit à petit, on sort du brouillard entretenu dans les 2 tomes précédents, tout se met en place progressivement pour aboutir au grand cirque (un terme absolument pas péjoratif) de la scène finale. Un tome 3 qui m’a paru plus fluide et linéaire que les précédents mais la grande différence vient  surtout du ton. Avec le final assez burlesque, je me suis presque senti chez Amélie Poulain, les sourires sont donc de retour ce qui contraste avec la dureté du début. Maintenant, à vous d’adhérer ou pas à la vie du petit canard dans cette banlieue imaginaire. Mais ce que je trouve admirable, c’est que Mr Brunschwig  est là sur le forum pour répondre à vos interrogations ou avis. Rien que pour ça, je tire mon chapeau  car c’est rare de voir un auteur si proche de ses lecteurs.
Pas de grande phrase pour le dessin, Laurent Hirn est fidèle à son style et ne souffre d’aucune contestation.
En tout cas, je constate que la « clownophobie ecclésiastique » est sujette à la discussion et ne s’oublie pas après la lecture comme la plupart des BD. C’est un signe qui ne trompe pas sur l’intérêt  que cette lecture m’a procuré.

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