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17/05/2010

LE DERNIER DES MOHICANS

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Dessin : Cromwell

Scénario : Cromwell & Catmalou

Collection Noctambule

Editions Soleil

Résumé (de l'éditeur) : 1757, Etat de New York. Français et anglais se battent pour l'appropriation des territoires indiens. Au cœur de cette guerre, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux sœurs, Cora et Alice Munro jusqu'à leur père. Victimes d'une embuscade, les deux jeunes femmes et leur escorte sont sauvées par Hawkeye, un européen élevé́ par le Mohican Chingachgook, et son fils Uncas, qui acceptent de les escorter jusqu'à leur destination...


Mon avis : Qui ne connaît pas « le dernier des Mohicans » de James Fenimore Cooper, un classique de la littérature d'aventures qui a bercé notre enfance ? Cromwell a repris ce monument pour en faire une BD très personnelle et innovante. Le doute n'est pas permis. Au niveau graphique, c'est une claque...Chaque planche est un tableau. Des tableaux très expressionnistes, tourmentés, en ombres et en lumières, entre couleurs et noirceur. Le dessinateur nous fait découvrir par le biais de la composition des planches et de la palette de couleurs, le plus profond de la forêt américaine, les indiens, les chasseurs et la guerre sans merci entre les Anglais et les Français, les Hurons et les Mohicans. Une guerre d'hommes, sans concession. Cette guerre lointaine va déterminer pour plusieurs siècles la destinée mondiale.Pas vraiment des cases, pas vraiment des bulles et pourtant un récit qui progresse par petites touches, par impressions parfois furtives et fugitives, courtes et subjectives. Des dessins prennent une planche entière. Le début du livre donne le premier rôle au graphisme avec peu de commentaire. Tout est dans le décryptage d'images superbes. Par contre, sur la fin du récit, on voit apparaître des cases, plus petites. Le texte devient plus important. La scène finale du combat marque un retour vers plus de classicisme au niveau du graphisme et du récit. C'est le seul bémol à émettre sur cet opus. La fin semble un peu moins convaincante. On a l'impression que l'auteur a été rattrapé par la réalité des contraintes techniques : finir l'histoire dans le nombre de pages prévues et fixées dès le départ. D'où l'impression de vouloir terminer l'histoire dans un espace plus limité.

Cela nous donne cependant un livre incontournable et une belle surprise pour ce début du mois de mai 2010.A découvrir de toute urgence.

8,5/10

Capitol.

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