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04/10/2010

Rose d'Elisabethville.


4222_v.jpgAuteurs : Séraphine et Barboni.
Editeur : Dupuis (aire libre).

Retour au pays
En plein processus de décolonisation du Congo, la Belgique est secouée par de violents courants pro et anti-coloniaux. Eric Vermeer, jeune journaliste engagé pour la décolonisation, ne se fait pas que des amis dans la classe politique belge. Rose, sa femme, est infirmière. Elle s'occupe de nombreux colons rapatriés en Belgique. Ayant elle-même passé son enfance au Congo, elle comprend la détresse de certains d'entre eux. Un jour, le chargé d'affaire de Van Lancker, riche exploitant de mines de diamants qui s'est occupé d'elle enfant, lui remet un masque et une lettre, à n'ouvrir qu'à la mort de Van Lancker. Dépositaire, sans le savoir, d'un secret convoité par des aventuriers sans scrupules, elle va devoir échapper aux pièges que ceux-ci vont lui tendre, pour exécuter les dernières volontés de son vieil ami.


Les diamants sont éternels.
Voilà bien un one shot que je termine avec des sentiments contradictoires .Je commence par quoi ? Les bonnes ou mauvaises (un terme largement exagéré mais c’est l’expression qui veut ça) remarques ?
On commence par les « mauvaises »  comme ça s’est fait. On pouvait s’attendre à une histoire jouant plus avec les événements  historiques de l’indépendance du Congo. Au final, on a un polar assez classique. Le dessin est plutôt figé surtout pour les rares scènes d’action. Je termine en regrettant que  les couleurs  soient systématiquement ténébreuses.
Alors les bons cotés. Un one shot qui se suffit à lui-même. Pas de sentiment de trop peu car on rentre vite dans la vie de Rose et de ses proches. Les auteurs ont eu la bonne idée   de ne pas oublier les petits détails (comme par exemple les relations de Rose avec le médecin) pour partager une empathie bien agréable envers les personnages. En plus, on sent une sensibilité toute féminine qui donne une touche bien spécifique à cet album. On n’oublie pas la belle espérance qui pointe vers la fin.
Quand au dessin de Séraphine, il est très fin (Une sorte de mélange de Charles et Nicaise)  et se révèle bien sympathique à contempler.
A vous de voir de quel coté vous faites pencher la balance.
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SAMBA

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