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02/11/2010

KRAA - Tome 1: La vallée perdue

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Dessin et scénario : Benoît Sokal

Editions Casterman

Sortie le  22/09/2010

Prix conseillé : 18 €

Genre : Western écologique

Résumé (de l’éditeur) : C’est une vallée très reculée, quelque part au fin fond d’un pays froid qui pourrait être l’Alaska ou la Sibérie. Presque personne n’y vit, hormis la faune sauvage et un peuple autochtone discret. Hélas, le sous-sol regorge de matières premières et bientôt les affairistes déferlent, pressés d’y construire une ville, des mines, un barrage…Les premières exactions surviennent ; personne ne doit faire obstacle au « progrès ». Mais il y a pourtant un témoin silencieux à cet immense désordre : Kraa, un jeune aigle très puissant qui a appris la survie, maître secret de la vallée. Avec Yuma, un adolescent indien dont on vient de massacrer la famille, et avec lequel il a développé un lien d’essence chamanique, Kraa, dont la voix off sert de fil rouge au récit, entre en résistance…

 


Mon avis : C’est le retour en force de Benoît Sokal ! Bien connu pour sa série Canardo, une série polar animalière et pour son implication dans des jeux vidéo (l’Amerzone,…), Sokal se lance  maintenant dans un projet ambitieux, une sorte  western écologique dans le Grand Nord avec une veine plutôt réaliste.

Ce qui frappe de premier abord, c’est la beauté du livre. Casterman a réalisé un beau livre, très classe, avec une couverture blanche du meilleur effet et un dessin excellent qui donnent envie d’aller voir à l’intérieur. Dès l’ouverture du livre, c’est comme un film en cinémascope 3D. L’auteur donne la pleine puissance de son talent pour dessiner l’aigle dans son milieu naturel. C’est beau, c’est impressionnant…Les couleurs restent dans les teintes brunes, foncées. C’est voulu. Sokal noircit le trait pour instaurer une ambiance lourde et annonciatrice des pires événements…Le trait est précis, sans concession, très expressif tant au niveau des animaux que des personnages. La force du graphisme se mêle à un scénario solide, qui va à l’essentiel, sans dialogue bavard. Le juste équilibre entre la narration graphique et la narration écrite. Au final, un résultat qui vaut le détour et qui restera pour moi un des grands albums de la rentrée 2010.Ce livre a un souffle, une âme et consacre un grand auteur et une future grande œuvre.

9,0 /10

Capitol.

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