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22/08/2010

L'immeuble d'en face T1-3.

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Auteur:Vanyda.
Editeur: La boite à bulles (contre jour).
Résumé de l’éditeur :
Au 1er étage de L'Immeuble d'en face réside une mère célibataire et enceinte. Au second, un couple entre deux âges. Et au troisième un couple de jeunes amoureux, Claire et Louis. Un immeuble comme tant d'autres avec ses croisements dans l'escalier, sa solidarité et ses petites histoires, amoureuses ou douloureuses. Des tranches de vie pleines de justesse et de fraîcheur.

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19/03/2010

Interview de....


0Benjamin Fisher a eu la gentillesse de répondre à quelques questions  sur son premier ouvrage que je vous recommande chaudement « Braquages et bras cassés » .Cette BD vient de sortir , courez vite l'acheter.

1- Comme il s'agit de ta première BD en tant que scénariste, peux-tu nous dire comment tu en es arrivé à écrire une histoire avec des bulles?

La BD a toujours été une passion pour moi, tout comme le cinéma et l’écriture. Du coup, j’ai rapidement commencé à écrire des bribes d’histoire, des sketches pour ami comédien ou encore des articles pour mon plaisir. Puis, j’ai eu envie de travailler sur un projet de BD, car il s’agit du support que je connais le mieux. En plus, j’avais réalisé mon mémoire sur le western en BD à l’université et ça me frustrait un peu de décortiquer le travail des autres sans créer moi-même des histoires.
J’avais donc proposé un premier projet à Georges qui avait fait quelques planches d’essai. C’était un recueil d’histoires courtes sur un groupe de jeunes, mais cela n’avait pas abouti. Un an plus tard, j’ai récidivé avec un scénario de polar qui se déroule en Belgique et qui est devenu « Braquages & Bras Cassés ».



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2- Cette BD, on peut dire que c'est une histoire de famille ?

En effet, pour ceux qui nous ont rencontré, il est difficile de cacher le lien familial qui existe entre le dessinateur et moi… Georges est mon père et ce fut un vrai plaisir de travailler ensemble sur cet album. Si j’ai choisi le pseudo de Benjamin Fischer, c’est tout d’abord pour ne pas être directement assimilé à mon père qui a déjà une belle carrière et de nombreux albums derrière lui, mais c’est aussi pour le clin d’œil à ma mère dont Fischer est le nom de jeune fille.

 

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3- Comment t'est venue l'idée d'écrire un scénario sur un braquage à la « liégeoise »?

Liège et sa banlieue me semblait tout à fait propice comme décor à la BD. J’ai toujours vécu dans ce coin (j’ai habité à Cheratte, puis à Liège) et l’ambiance qui règne dans certains quartiers collait parfaitement avec ce que j’avais envie de raconter. Et puis cela me permettait de faire du repérage dans la région et d’ancrer le récit dans le réel, grâce aux photos de documentation. On n’a pas toujours besoin de situer son histoire à Los Angeles, Paris ou New-York pour avoir une atmosphère de polar…

4-Ça a dû être un fameux brainstorming pour rendre cette histoire cohérente avec ces 3 angles de vue différents?

En effet, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai dû réécrire certaines scènes ou certains dialogues pour que tout reste logique. On a d’ailleurs explosé la facture téléphonique suite à de longues discussions avec Georges, sur des détails du scénario. Je lui avais rendu le scénario entièrement découpé quand il  a commencé le dessin. Mais très vite, j’ai commencé à retravailler certains passages. De son côté, au fur et à mesure qu’il avançait dans le dessin, Georges, en tant que premier lecteur, soulevait aussi de nombreuses questions qui amenaient parfois à de longs débats sur nos visions de l’histoire.

5- Comment le choix du noir et blanc s'est il imposé?

C’est plutôt une question pour Georges, ça… Le choix du noir et blanc s’est imposé par rapport à l’ambiance générale du scénario et parce que Georges voulait utiliser la technique du lavis qu’il avait déjà employé dans « Sur les quais », album scénarisé par Rodolphe et paru en 2008 dans la collection Rivages Noirs des éditions Casterman.
On pourrait croire que le noir et blanc permet de gagner beaucoup de temps, mais la technique utilisée ici est une véritable mise en couleurs, il serait d’ailleurs plus correct de  parler de niveaux de gris, plutôt que de noir et blanc.

 

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6- Y a-t-il des situations vécues réellement dans « Braquages & Bras Cassés »?

Pas vraiment… Cependant, je me suis inspiré d’un faits divers connu à Liège, l’affaire Delaire, pour la scène finale où un homme tombe du toit d’un immeuble, emportant dans sa chute des billets de banque qui pleuvent sur tout le quartier. Pour le reste, mis à part quelques visages empruntés à des amis (Gaz, Eddy, Christian, …), tout est pure fiction… Mais il est certain que la région de Liège regorge de « Pieds Nickelés » tels qu’il y en a dans l’album et que cela m’a fortement influencé dans l’écriture du scénario et la création des personnages.
Ah, si, je dois quand même signaler cette anecdote. Mes parents ont été pris dans un braquage à Herstal, à quelques mètres de là où Manu et Vito sont censés car-jacker Eddy. Mais cet incident est arrivé après l’écriture du scénario.


7- Pourquoi d'ailleurs ce titre?

Pour la sonorité, déjà… Puis, c’est une sorte d’ « hommage » à tous ces mecs dont on entend parler dans la rubrique « faits divers » et qui font les beaux jours des scénaristes de polars.

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8- La musique a une place importante dans cette BD, une passion pour toi ?

Après la BD et le cinéma, la musique est ma troisième passion. Je collectionne les 33 tours et j’écoute de tout, d’Elvis à Cypress Hill, en passant par Brassens, mais ce que j’apprécie le plus, ce sont les vieux briscards du rock de l’époque Woodstock.
Dans « Braquages & Bras Cassés », j’ai placé pas mal de citations de chansons (Neil Young, dEUS, Sex Pistols, Creedence Clearwater, …) que le lecteur pourra aller rechercher. Au départ, j’ai choisi ces morceaux pour l’ambiance qu’ils véhiculaient. Malheureusement, contrairement au cinéma, il est difficile, en BD, de transmettre l’atmosphère d’une chanson. J’ai donc aussi cherché à ce que les paroles collent aux scènes dans lesquelles elles apparaissent. Par exemple, « Goin’ Up The Country » de Canned Heat à la fin de l’album.


9- Quel style de BD voudrais-tu réaliser dans l'avenir ?

Je suis ouvert à tout et mes tiroirs regorgent de projets qui partent dans tous les sens : polar, humour, récit historique ou d’anticipation, etc. J’adorerais retravailler avec mon père, mais ce ne sera pour tout de suite, car il travaille déjà sur plusieurs albums pour l’instant. Peut-être se retrouvera-t-on pour une suite de « Braquages & Bras Cassés », voire pour une histoire connexe où l’on retrouverait un personnage ou l’autre. On a aussi déjà cogité sur des projets très différents de « Braquages & Bras Cassés ». On verra bien…
En attendant, j’espère pouvoir aussi collaborer avec d’autres dessinateurs. Deux, trois projets sont d’ailleurs déjà en cours, mais, par superstition, je n’en dis pas plus pour l’instant…


10- Quelles sont tes BD de prédilections sinon?

Vaste question… Si je devais sortir un genre, c’est le western, mais j’ai des tendances à la collectionnite et, comme pour la musique, je suis très éclectique. Je suis un grand fan de Goscinny, surtout de la série Lucky Luke. Arriver comme lui à marier humour, rythme et références historiques, c’est le rêve de tout scénariste, je crois.
À part ça, plus jeune, j’ai lu tous les « classiques » qui étaient dans la bibliothèque de mon père comme Spirou, Michel Vaillant, Les Schtroumpfs, Tintin, Chlorophylle, Gil Jourdan, Alix, Jerry Spring, Chick Bill, etc. Plus tard, j’ai accroché à Jeremiah, Blueberry et aux bandes du Fluide Glacial, avec une prédilection pour Binet, Larcenet et Goossens.
Aujourd’hui, je recherche des BD qui me surprennent et je me tourne souvent vers les petits formats, style romans-BD. Dernièrement, j’ai par exemple découvert le travail de Brüno, avec « Inner City Blues » (où l’on retrouve une structure de scénario proche de celle de « Braquages & Bras Cassés »). J’aime aussi beaucoup l’Italien Gipi.
Bon, je vais stopper là parce qu’une fois lancé, je risque de ne plus m’arrêter…



Merci à Benjamin et à la prochaine ..BD.

09/02/2010

Braquages et bras cassés.

dyn008_original_180_262_jpeg_2551150_17e7882b784a9d8dcc986169a1da2c4b.jpgAuteurs: Van Linthout et Fischer.
Éditeur:La boite à bulles.( contre -jour).

Et bardaf ....
Eddy, flic en fin de carrière, avait minutieusement mis au point un vol d’objets d’art religieux. Le plan parfait. Malheureusement, le hasard de la vie et des rencontres va compliquer les choses…

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